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Observatoire du Venezuela

Observatoire du Venezuela

Observatoire de la révolution bolivarienne au Venezuela

Publié le par observenezuela
Publié dans : #1989, #2002, #Caracazo, #Coup d'Etat, #Documentaires, #Hugo Chávez, #Venezuela
"Venezuela Bolivariana : Peuple et Lutte de la Quatrième Guerre Mondiale" est un film réalisé en 2004 par Marcelo Andrade Arreaza, et produit par le collectif Calle y Media. Il met en images les divisions sociales dans le pays, et analyse la révolution vénézuélienne qui encourage un élan mondial contre la globalisation capitaliste : la quatrième guerre mondiale a commencé.

Venezuela Bolivariana

Ce documentaire montre l'évolution du mouvement populaire depuis les massacres en 1989 jusqu'aux actions massives et spontanées qui ont permis la libération du Président Hugo Chávez, quarante-huit heures après le coup d'Etat militaire (et médiatique) du 11 avril 2002. Composé d'images d'archives et de commentaires, le film raconte comment la révolution bolivarienne, grâce à la puissance de ses réseaux populaires, essaye de transcender les frontières du Venezuela, et contribue à la lutte contre le capitalisme néolibéral avec des alternatives concrètes et démocratiques :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=YPEJcdSqySE?rel=0&w=640&h=480]

Ces dix dernières années, la pauvreté a reculé de presque 50% au Venezuela (pour passer de 49% de la population atteinte en 1999, à 27% en 2010), démontrant qu'une politique sociale est certainement plus efficace qu'une politique d'austérité pour faire reculer la misère, et développer le savoir et la culture.

Yvan P.

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Publié le par observenezuela
Publié dans : #Articles, #Globovision, #Hugo Chávez, #RCTV, #Venezuela
Tout porte à croire qu'ils traversent les frontières pour s'emparer de l'actualité, mais visiblement les Reporters Sans Frontières se contentent de relayer l'information facile à capter, sans aller plus loin sur le terrain. En 2007, ils accusent le gouvernement vénézuélien de censure abusive, et soupçonnent Chávez de vouloir interdire tout média d'opposition. Mais en y regardant de plus près, on peut douter de l'objectivité de l'organisation soit-disant indépendante qui lance ces accusations. S'accommodant des informations provenant de l'opposition virulente qui sévit au Venezuela, RSF s'empresse alors de dire (appuyé par les médias et les dirigeants de l'Union Européenne) que "ne pas renouveler la concession de Radio Caracas Televisión serait une atteinte à la liberté d'expression". C'est ainsi qu'en Europe, tout le monde chantera en chœur le même refrain, et les médias français ne seront pas en retrait dans cette chorale.

RSF : Informer tue

Et désinformer ?

Selon RSF, la chaine RCTV aurait donc été "réduite au silence" ? De façon illégitime ou illégale ? Précisons déjà que c'est faux, et qu'en 2012 cette chaine émet toujours au Venezuela, et partout ailleurs. Elle est loin d'être réduite au silence. La concession hertzienne qui lui était accordée ne l'était pas à vie, et ça ne l'empêche pas d'émettre via le câble ou le satellite. Puis quand on connait l'activité politique favorite de RCTV (une chaine entretenue par de riches héritiers) on peut comprendre que le gouvernement ait préféré laisser cette concession à une chaine publique et sociale (TVes). Ajoutons que RCTV était la principale chaine de l'opposition, et la plus regardée à l'époque. Elle a également joué un rôle très important dans le coup d'Etat en 2002. Si la même chose se déroulait en France, quelle serait la réaction du gouvernement français ? RSF en remet une couche en 2009, quand les locaux de Globovision sont "pris pour cible". Très rapidement, le gouvernement vénézuélien sera accusé d'avoir organisé l'évènement. RSF ira même jusqu'à dire, aveuglé par une incroyable ignorance (?), que Globovision est "la dernière chaine d'opposition" (insinuant que Chávez veut le monopole médiatique pour faire sa propagande). Rappelons donc que la majorité des médias est privée au Venezuela, qu'elle soutient l'opposition au gouvernement actuel, et que c'est seulement depuis quelques années que les médias se démocratisent dans le pays. Il est donc malhonnête d'affirmer que Chávez censure la critique sans raison, car si il y a bien un pays dans lequel la majorité des médias critique le gouvernement sans scrupules, c'est le Venezuela. Pour enfoncer le clou, les médiacrates qui dominent l'actualité sont unanimes quand ils parlent du gouvernement vénézuélien : ils parlent de Chávez avant tout, comme si ce Président était un dictateur aux pleins pouvoirs. C'est là encore une désinformation presque (?) organisée, car il suffit d'étudier et observer les institutions de la République Bolivarienne du Venezuela (démocratiques et participatives) pour cerner la malhonnêteté de ces propos, et s'apercevoir que les pouvoirs sont bien moins concentrés sur le président vénézuélien que sur la plupart des dirigeants "démocrates" qui gouvernent en Europe et aux USA. Alors on entend souvent parler du sulfureux Hugo Chávez, mais étrangement on n'entend jamais ses opinions, ses objections, ses argumentations (ou tronquées et souvent hors contexte). C'est pourtant le premier concerné. Voici donc ce qu'il pense de la médiatisation de cette histoire... C'était lors d'une conférence de presse donnée à l'Assemblée Générale de l'ONU, le 27 Septembre 2009. Chávez répond à une journaliste et dément les accusations portant sur la censure des médias au Venezuela :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=njmYSlavMOU?rel=0&w=640&h=480]

La jeune journaliste s'est vite rendue compte qu'elle aurait du s'informer avant de parler d'indépendance des médias, sans connaissance du sujet et sans preuve, au dirigeant d'un pays qui a vu naitre plus de 240 radios et 35 TV communautaires ces dix dernières années. Et pour finir, on notera quand même que les grands médias occidentaux nous présentent Chávez comme un danger pour la liberté d'expression, mais ils sont les premiers à ignorer ses apparitions, ses discours, et à ne parler de lui que pour l'accuser, le dénoncer et le critiquer sans jamais lui donner l'occasion de s'exprimer sur toutes ces diffamations.

Chavez lit Chomsky

Le Venezuela nuit à la liberté d'expression ? Ça reste à prouver... Une chose est sure, les médias occidentaux nuisent à la liberté de penser !   Yvan P.

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Publié le par observenezuela
Publié dans : #2002, #Coup d'Etat, #Documentaires, #Hugo Chávez, #Pedro Carmona, #Venezuela

Voilà 10 ans qu'a eu lieu, et qu'a échoué, le coup d’Etat orchestré contre Hugo Chávez, le Président de la République Bolivarienne du Venezuela. C'est l'occasion de partager le documentaire réalisé par Kim Bartley et Donnacha O’Briain, intitulé "Chavez : Inside the Coup" à l'origine, plus connu sous le titre "The revolution will not be televised" :

The Revolution Will Not Be Televised

Il a été tourné alors que les deux réalisatrices, venues d'Irlande, préparaient un reportage sur Chávez. Avec les accréditations nécessaires, elles suivaient depuis plusieurs semaines le président vénézuélien afin de dresser un portrait de ce leader charismatique. L'équipe de tournage se trouvait à l’intérieur du Palais Présidentiel de Miraflores, le 11 avril 2002, quand fut déclenché le coup d’Etat conduit par les propriétaires des médias, les cadres de la compagnie pétrolière, ainsi qu'une poignée de dirigeants militaires. Une chance inespérée (mais non sans risques) pour filmer les évènements de l'intérieur.

Sorti en 2003, ce documentaire présente la chronologie des faits et l'importante mobilisation populaire, renforcée par la Garde Présidentielle, qui aura permis la libération de Chávez et son retour au pouvoir, à peine 48 heures après le putsch. Le film a obtenu plusieurs récompenses, notamment aux Grierson Documentary Awards en 2003. Il a été diffusé sur quelques (rares) chaines de télévision, comme la BBC, ou sur Arte en 2004 :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=vuZMK0HMM68?rel=0&w=640&h=360]

Inutile de chercher le site officiel, il n'existe plus. Le nom de domaine (www.chavezthefilm.com) a été racheté et l'adresse pointe maintenant vers un blog (My Finance Blog) qui n'a aucun rapport avec le documentaire présenté dans cet article.

Yvan P.

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